Sous les flashes new-yorkais, une silhouette blonde ravive un souvenir capillaire des années 90 et réveille la Fashion Week entière.
À New York, Pamela Anderson, 58 ans, a pris place au premier rang du défilé Tory Burch automne‑hiver 2026. Aux côtés de Tessa Thompson et Amanda Seyfried, l’actrice a imposé un nouveau chapitre capillaire : un blond polaire libéré, travaillé en volume, qui renvoie aux années 90 sans nostalgie figée.
Un retour au blond assumé, pensé pour la scène
Après une parenthèse rousse cet hiver, l’ancienne icône de Baywatch réaffirme son blond signature. Aux Golden Globes, elle l’avait réintroduit en chignon net. À New York, elle l’a laissé vivre : mi‑long, dégradé autour du visage, et gonflé d’un volume aérien. La frange rideau, longue et affinée aux pointes, accompagne une ligne ondulée qui encadre les pommettes. Le mouvement se lit à chaque pas. Les boucles se détachent légèrement, puis se rejoignent, comme dans les pages beauté des magazines des nineties.
La tenue renforce cette idée d’aisance. Pull gris boutonné à col montant, jupe plissée ivoire, ballerines noires et dorées, manteau camel sur les épaules. Un sac en cuir noir signé de la maison qui défile scelle l’ensemble. L’image raconte un glamour posé, sans excès, où tout tient dans la maîtrise du détail.
Trio gagnant du moment : blond froid parfaitement entretenu, brushing gonflé mais léger, frange rideau qui allonge le regard.
Des volumes travaillés façon années 90
Le secret tient à une base bien préparée. Un dégradé discret crée de l’élévation aux racines. Une mousse volumisante déposée sur cheveux humides structure la tenue. Un séchage tête en bas amorce la bascule. La brosse ronde lisse tout en arrondissant les pointes. Les mèches autour du visage s’enroulent vers l’extérieur pour ouvrir les traits. Quelques rouleaux auto‑agrippants posés à froid scellent le galbe sans alourdir.
Au défilé, le geste final s’est vu dans un détail : une main qui secoue les longueurs pour casser la symétrie. Le volume devient vivant, jamais figé.
Le no makeup look, mode d’emploi crédible
Le visage suit la même logique. Peau préparée, maquillage mesuré. Pamela Anderson privilégie le soin, avec un sérum à la niacinamide pour lisser le grain, une crème repulpante pour la lumière et un baume pour l’hydratation des lèvres. Le maquillage se fait discret : un anticernes léger, un blush pêche en transparence, les cils recourbés et peu de matière. Résultat : teint frais, reflets naturels, regard dégagé.
Moins de pigments, plus de soin : un effet seconde peau qui tient sous les projecteurs et en lumière du jour.
- Nettoyer en douceur pour préserver le film hydrolipidique.
- Appliquer un sérum à la niacinamide pour affiner les pores.
- Sceller avec une crème hydratante non grasse.
- Déposer un anticernes fluide uniquement là où l’ombre tire le regard.
- Tapoter un blush pêche en crème sur le haut des joues.
- Recourber les cils, ajouter une seule couche de mascara allongeant.
- Terminer par un baume lèvres translucide.
Pourquoi ce style revient maintenant
La Fashion Week de New York multiplie les références aux nineties : tailleurs allégés, coupes sobres, silhouettes souples. Le brushing volumineux trouve sa place entre deux tendances fortes : le glamour assumé et la sobriété dite “quiet luxury”. Le premier apporte de la théâtralité. La seconde demande des lignes nettes. La coiffure de Pamela fait la jonction : un volume généreux, mais des finitions propres.
La présence de l’actrice au premier rang envoie un signal mode. La frange rideau, adoptée par plusieurs célébrités cette saison, s’impose comme un compromis : elle structure le visage, se coiffe vite, et supporte les aléas de la journée. Le blond froid, lui, attire la lumière sur la peau et sur les yeux, surtout avec un maquillage ultra‑léger.
| Années 90 | Version 2026 |
|---|---|
| Brushing très laqué, peu de mouvement | Volume aéré, mèches souples et vivantes |
| Ligne bien marquée au milieu | Raie modulable, frange rideau longue |
| Sprays fixants forts | Brumes texturisantes légères |
| Séchage entièrement à chaud | Méthodes mixtes : brosse, rouleaux, finition à froid |
| Couleurs chaudes et dorées | Blonds froids, effets glacés maîtrisés |
Conseils pratiques pour l’adopter selon votre type de cheveux
Cheveux fins : choisir une coupe mi‑longue avec un léger dégradé. Utiliser une mousse densifiante avant séchage. Privilégier les rouleaux moyens et une brume salée en finition pour éviter l’affaissement.
Cheveux épais : alléger les pointes avec un effilage parcimonieux. Sécher à 80 % avant de travailler mèche par mèche à la brosse. Fixer avec une crème de définition en très petite quantité.
Cheveux bouclés : garder la boucle naturelle en base. Lisser uniquement la frange rideau et les mèches du contour. Un diffuseur à basse chaleur préserve le ressort sans gonfler la racine.
Cheveux sensibilisés par la décoloration : instaurer une routine hebdomadaire avec masque réparateur à la kératine et bain d’huiles légères avant shampoing. Limiter les passages de brosse chauffante. Privilégier les rouleaux velcro pour créer le galbe sans chaleur directe.
Le blond froid réclame de la constance : soins nourrissants, shampoing violet une fois par semaine, retouches racines toutes les 4 à 6 semaines.
Adapter la frange rideau à votre visage
Visage rond : garder de la longueur sous les pommettes pour allonger. Visage ovale : ouvrir au centre avec une frange plus courte au milieu. Visage carré : effiler les pointes et arrondir le mouvement vers l’extérieur. Front court : démarrer plus haut dans l’implantation pour éviter l’effet tassé.
Un look réplicable sans plateau télé
À la maison, une routine de 20 minutes suffit. Laver avec un shampoing volumateur. Appliquer une noix de mousse et sécher tête en bas jusqu’à 70 %. Travailler la frange à la brosse vers l’arrière, puis relâcher. Enrouler trois rouleaux sur le dessus, deux de chaque côté, laisser refroidir dix minutes. Retirer, secouer à la main, vaporiser une brume texturisante à 20 cm. Le volume tient toute la journée sans cartonner.
Budget indicatif pour maintenir l’effet : un soin repigmentant ou un gloss en salon toutes les 6 à 8 semaines, un masque réparateur par semaine à domicile, un shampoing neutralisant les reflets jaunes. Cette cadence limite la casse et garde l’éclat glacé que réclame ce type de blond.
Points de vigilance et bénéfices concrets
Risque principal : la déshydratation liée aux décolorations répétées. Un test de porosité avant chaque éclaircissement évite les mauvaises surprises. Avantage direct du brushing aéré : il redonne du relief aux traits et allège les lignes du visage sans opérations lourdes. Autre bénéfice : la versatilité ; en réarrangeant la raie ou en lissant la frange, le style passe du jour au soir sans refaire tout le séchage.
Pour les cuirs chevelus sensibles, un gommage doux mensuel limite l’accumulation de produits volumisants. Les sportifs gagneront à utiliser des rouleaux après séance pour reformer le galbe sans chaleur. Ceux qui portent des lunettes pourront demander des mèches plus longues autour des branches pour éviter l’écrasement.

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